
Mattia Cason dans une interview accordée à SportNews. © Privé
Nouvelle aventure après la retraite (non désirée) du ski
L'an dernier, il a terminé parmi les 15 premiers de la Coupe d'Europe. Aujourd'hui, il a changé de camp et entame un tout nouveau chapitre de sa vie au Canada. Nous parlons de Mattia Cason, qui s'est confié à SportNews sur sa retraite inattendue, sa nouvelle vie à l'étranger et ses rêves pour l'avenir.
06 février 2026
De:
Léo Holzknecht
Nous avons pu joindre le jeune homme de 26 ans un de ces rares jours où il n'était pas sur les pistes, mais chez lui, à Collingwood, au Canada. Mais comment cet ancien spécialiste de la vitesse originaire de Lajen s'est-il retrouvé dans cette ville de 25 000 habitants, à 110 kilomètres au nord-ouest de Toronto ?
Cason est resté passionné de ski jusqu'à la fin. Le Tyrolien du Sud n'a jamais envisagé d'abandonner, même s'il n'avait plus fait partie de l'équipe nationale depuis l'été 2020, qu'il avait dû se débrouiller seul et puiser dans ses économies pour poursuivre son rêve. « Je voulais vraiment continuer au moins une saison de plus », explique Cason. Finalement, cela ne s'est pas fait, car les sélectionneurs nationaux lui ont clairement fait comprendre qu'il n'était plus désiré, malgré un excellent début de saison précédente. Parmi ses autres performances, il a terminé deuxième meilleur Italien, treizième à Santa Caterina.
Cason critique
« J'étais toujours parmi les 30 premiers de la liste de départ de la Coupe d'Europe, dans le top 100 mondial, et pourtant, on m'a refusé une place de départ à partir de février. » Sa dernière chance de prouver son talent s'est présentée mi-mars à Kvitfjell, où il a de nouveau été battu par un seul compatriote italien en Super-G. « Ce qui me dérange le plus, c'est que je n'ai pas eu ma chance, qu'il n'y a eu aucune communication avec les entraîneurs. En Italie, il n'y a pas de critères précis pour réintégrer l'équipe nationale. Si vous faites une bonne course, on dit que ça ne compte pas. J'ai vraiment tout investi dans ce sport : efforts, temps et surtout, argent. Être traité injustement, voire grossièrement, est d'autant plus décevant », déplore Cason.Mattia Cason (à droite) est maintenant entraîneur.
Selon lui, les athlètes subissent une pression excessive qui ne leur laisse pas le temps de progresser. « Les entraîneurs espèrent plutôt des super-talents qui obtiendront immédiatement des résultats exceptionnels. En Italie, le développement progressif d'un athlète n'existe pas », déplore Cason. Après avoir pris conscience de l'état de sa carrière de skieur, il a pris la difficile décision, cet été, de mettre un terme à sa carrière sportive et de se lancer dans une nouvelle aventure.
Par l'intermédiaire d'un ami commun, il s'est retrouvé à Collingwood, ville natale de James Crawford, vainqueur de Kitzbühel l'an dernier. Loin du Tyrol du Sud, il a entamé sa seconde carrière : celle d'entraîneur. Cason encadre les jeunes athlètes de l'équipe ontarienne des catégories U18 et U20. « J'ai beaucoup voyagé depuis. Nous sommes allés dans le Maine, le Vermont, le Yukon et en Amérique du Sud », raconte Cason, qui apprécie pleinement le quotidien de son métier. Qu'il s'agisse de préparer les parcours, de perfectionner la technique des jeunes athlètes, de filmer les compétitions ou de réserver les hôtels, Cason est totalement investi. Son objectif est de gravir les échelons et, pourquoi pas, d'entraîner un jour en Coupe du monde.
Quelle est la prochaine?
« Mais j’ai toujours été intéressé par les études. Je sais que je peux concilier les deux. Je n’ai pas encore décidé si je veux étudier ici ou en Italie », explique Cason. Auparavant, cet homme originaire de Lajen passera deux mois comme entraîneur au Canada. Avec son parcours atypique, il prouve que lorsqu’une porte se ferme, une autre s’ouvre.Modifier le profil
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