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Le chantier devant le centre de glisse de Cortina d'Ampezzo, mercredi. © APA / HANS KLAUS TECHT

1 Mélange de sports d'hiver

Le chantier devant le centre de glisse de Cortina d'Ampezzo, mercredi. © APA / HANS KLAUS TECHT

Pour les Jeux olympiques : creuser jusqu'à la dernière minute

Dans les jours précédant l'ouverture des Jeux olympiques, on trébuche sur tous les chantiers, on tombe dans tous les bourbiers et on discute parfois en vain des horaires d'ouverture des centres de presse – s'il en existe.

La situation est pire que jamais, mais contrairement à Sotchi 2014, où les portes n'avaient pas de serrures et où les installations sanitaires étaient encore en cours, les chambres d'hôtel sont terminées cette fois-ci. Nombre d'entre elles conservent le charme du siècle dernier.


Milan/Cortina 2026 sera un tournoi de longue distance. Non seulement les sites sportifs sont répartis sur six clusters, mais les hébergements sont également assez éloignés les uns des autres. Sur les routes étroites, même un seul véhicule immobilisé peut provoquer d'importants embouteillages. Le trajet de Cortina à Toblach, où séjournent de nombreux journalistes, représente un véritable défi pour les bus, qui, en raison des congères en bord de route, ne peuvent doubler la circulation.

Des compétitions ont déjà lieu à la patinoire Santagiulia de Milan. © APA/afp / JULIEN DE ROSA

Des compétitions ont déjà lieu à la patinoire Santagiulia de Milan. © APA/afp / JULIEN DE ROSA


La piste de glace, une fois terminée, est l'attraction phare du centre de glisse de Cortina d'Ampezzo. Le chantier qui l'entoure est bien visible. Si la neige fraîche masque visuellement l'état du terrain, les nombreuses pelleteuses ne peuvent dissimuler le caractère inachevé de l'ensemble du complexe, adjacent au centre de curling. Un incident technique a provoqué des retards mercredi soir au début du tournoi de curling mixte. Les lumières se sont éteintes, ainsi que le tableau d'affichage électronique.

Les excursionnistes tardent à arriver à Bormio.

Bormio, à 135 kilomètres à vol d'oiseau, possède, comme Cortina, une longue expérience du tourisme hivernal et de l'organisation de compétitions de Coupe du monde de ski. Cependant, on n'y observe aucune trace des nombreux excursionnistes italiens habituellement présents lors de la Coupe du monde masculine en décembre. Les pistes sont fermées au public au moins jusqu'au 16 février. Il reste à voir si cette mesure sera également maintenue pendant les épreuves de ski-alpinisme des Jeux olympiques (jusqu'au 22 février).

Le calme règne toujours à Bormio deux jours avant la descente masculine. © APA/afp / FABRICE COFFRINI

Le calme règne toujours à Bormio deux jours avant la descente masculine. © APA/afp / FABRICE COFFRINI


Dans cette ville de 4 000 habitants, de nombreux commerces, dont des restaurants et des magasins de location de skis, craignent pour leur activité pendant la « Settimana bianca », la saison des vacances de ski en Italie. Deux jours avant l’ouverture officielle, les responsables olympiques – garants d’un taux d’occupation hôtelière élevé – et de nombreux carabiniers patrouillaient dans les rues de Bormio.

Le village alpin de Livigno, recouvert d'un épais manteau de neige, dégage un charme montagnard animé. Zone franche depuis 1805, exemptée de TVA, cette ville proche de la frontière suisse est un véritable paradis non seulement pour les exploitants de stations-service, mais aussi pour les fabricants de marques de luxe. Ici, les préparatifs olympiques semblent avoir été achevés bien à l'avance, à l'exception d'un chantier colossal : le tremplin de Big Air, initialement jugé trop peu profond, a dû être reconstruit à plusieurs reprises pendant les entraînements de ski acrobatique. Les chutes de neige incessantes ont encore compliqué la situation.

De nombreux travaux de dragage sont encore en cours à Tesero.

Au stade de ski de fond de Tesero, de nombreuses pelleteuses tournaient encore à plein régime trois jours avant la première épreuve, le skiathlon féminin. Si les athlètes ont dû affronter des conditions humides lors de leur premier entraînement en raison de températures légèrement positives, d'innombrables barrières étaient encore en cours d'installation autour de la piste et les derniers préparatifs allaient bon train. Dans la zone d'arrivée, les pelleteuses, bruyantes et certaines équipées de chaînes à neige, étaient omniprésentes.

Les travaux se poursuivent aux abords du stade de ski de fond de Tesero. © APA/afp / JAVIER SORIANO

Les travaux se poursuivent aux abords du stade de ski de fond de Tesero. © APA/afp / JAVIER SORIANO


Predazzo, en revanche, est parfaitement préparée pour les Jeux olympiques. La ville, parsemée d'hôtels et de restaurants, dégage une atmosphère idyllique, notamment grâce à ses innombrables guirlandes lumineuses. Le tremplin de saut à ski, à quelques minutes en voiture, offre un spectacle saisissant dans le paysage, surtout à la nuit tombée, lorsque se déroulent toutes les compétitions. Les nombreux projecteurs illuminent le Val di Fiemme et les tremplins, modifiés à l'automne, apparaissent impeccablement préparés.

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